Déménager en Australie : emmener le chat

Oui, vous m’avez bien lue, j’ai emmené mon chat en Australie. Si vous me connaissez, vous savez que j’héberge depuis presque 9 ans maintenant une petite boule de poils noirs qui répond au doux nom de « Minou » (comme environ 99,9% des chats français). Il est né quelque part au fin fond de la Moselle et je l’avais récupéré couvert de puces un matin d’octobre 2007. Depuis, il hante mon salon, canapé, lit, squatte le bureau, s’installe sur mes habits franchement repassés, dort sur mon appareil-photo (si si), bref, mène une vie de chat.

The Little Girl in Boots Emmener son chat déménagement Melbourne Australie expatriation expat

Alors évidemment, quand le Little Boy in Boots et moi avons décidé de faire nos valises, il était hors de question de laisser le chat derrière nous.

« Maintenant que je m’y suis fait… », avait dit le Little Boy (qui en réalité adore la petite bête).

C’est alors plein d’entrain la boule au ventre que nous avons démarré les démarches pour emporter Minou avec nous. Lui, s’en lavait les mains, n’ayant aucune idée de ce qui pouvait bien se tramer dans son dos poilu.

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Le cauchemar de l’administration

Avez-vous déjà regardé les Douze Travaux d’Astérix ? Vous rappelez-vous de la scène du formulaire A38 ? Si oui, vous pouvez vous figurer le délire qu’exporter son chat en Australie représente. Imaginez seulement : sur le site du ministère de l’agriculture australien, quatorze étapes nous tendaient les bras. QUATORZE. Et en lisant attentivement la chose, un calendrier en main, nous nous sommes aperçus qu’il valait mieux s’y prendre à l’avance. Genre vraiment, à l’avance.

Un an en tout, c’est ce que Minou nous a pris pour son petit voyage au bout du monde. Entre les visites chez le vétérinaire (vétérinaire qui devait être agréé par les autorités australiennes), à l’hôpital des animaux pour faire prise de sang mesurant son taux d’anticorps contre la rage, les vaccins divers, les traitements anti-parasitaires internes et externes… La visite trois jours avant le départ pour vérifier si Minou est apte à monter dans un A380…

Il n’en pouvait plus du véto (pourtant charmant). D’autant qu’il l’avait mis au régime. (Grr.)

Et encore, nous n’avions pas terminé. Une montagne de papiers en tout genre devait accompagner notre petite boule de poils dans son périple : un permis d’importation édité par les autorités australiennes, des papiers ratifiés par les autorités vétérinaires françaises… On n’en voyait plus le bout. Et honnêtement, encore une fois, le calme, la détermination et l’esprit d’organisation du Little Boy in Boots (et de notre cher vétérinaire, qui a vraiment pris son départ à coeur !) nous ont sauvés.

Attention au départ !

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Le chat, un peu perdu alors que nous vidions notre appartement à Lyon.

Tout ça sans parler de l’aspect pratique de la chose : le voyage.

Je crois que le moment de découragement intense nous a frappés quand la quarantaine australienne nous a annoncé la bouche en coeur :

« Sorry mate, la quarantaine est fermée quand votre avion arrivera. On ne pourra pas récupérer votre chat. »

Aaaaaaaaaaaah.

On avait déjà nos billets d’avion, le billet du chat devait nous coûter seulement 500$ (oui, je dis seulement, vous verrez pourquoi). Rien à faire, même en essayant d’adoucir la gentille standardiste : quand c’est non, c’est non.

Plan B.

Notre compagnie aérienne nous a alors fourni le nom d’une entreprise spécialisée dans l’import et l’export d’animaux autour du globe : Bagages du monde. Et après un magnifique devis à 1500 euros (Aaaaaaaaaah bis), nous signions avec eux. Et je dois avouer que je ne le regrette pas un instant. En effet, depuis le départ de l’opération, nous nous posions plein de questions et pas seulement administratives : le bien-être de notre petite bête, en vol et au sol, nous inquiétait un peu.

Est-ce qu’un chat ça voyage si bien que ça ?

Comment faire en sorte qu’il stresse moins ?

Les employés de Bagages du Monde étaient vraiment à l’écoute et ont répondu à toutes nos interrogations sur le type de boîte de transport (évidemment nous n’avions pas ce qu’il fallait), sur l’eau et la nourriture à scotcher sur le dessus, et même sur le T-shirt qu’il a fallu porter pendant quelques jours pour finalement le mettre à côté de notre bestiole franchement pas motivée à l’idée d’aller dans cette fichue boîte (même si elle est méga grande, celle-ci, les gars, je vous rappelle que j’ai perdu du poids). Le jour du départ, la personne qui a réceptionné Minou l’a même laissé se dégourdir les pattes dans son bureau avant qu’il ne soit acheminé sur le tarmac, et nous a envoyé des petites photos du chat dans la zone de transit (inutile de préciser qu’il boudait ferme). Vraiment, merci à eux, ils étaient hyper rassurants, et on se sentait en confiance !

Le jour J

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Minou est donc finalement parti deux jours plus tôt que nous. Son voyage a duré presque 48 heures : Sept heures jusqu’à Dubaï, puis une pause en chatterie de plusieurs heures, pour ensuite monter dans le Dubaï-Melbourne qui l’amenait à sa nouvelle maison (presque quatorze heures de vol). Il a été placé en cargo (c’est-à-dire dans une soute spéciale), comme l’exigent les autorités australiennes, et a été réceptionné par la quarantaine sur place.

Quand on y pense c’est un truc de fou.

Et moi, pendant deux jours, je me disais que là Minou se baladait au-dessus de l’océan indien, d’Uluru et ouf, enfin Melbourne. Le plancher des vaches. L’e-mail de réception de la quarantaine m’a même donné un petit serrement au coeur (de soulagement) : il était arrivé en un seul morceau. C’était à notre tour d’aller le rejoindre pendant qu’il patientait dix jours près de l’aéroport.

Et dix jours, quand tu sais que ta petite bête est plutôt du genre pantouflard canapé-bol de croquettes-canapé, c’est long.

Minou à la maison

Heureusement, avec l’arrivée dans un nouveau pays, l’installation et tout le chambardement que cela peut représenter, les dix jours sont passés relativement vite (pour nous). Le matin du jour dit, nous étions au garde-à-vous devant l’immense porte blindée de la quarantaine (on ne rigole pas avec l’importation d’animaux ici). Notre bestiole attendait gentiment dans sa caisse de transport modèle géant, la pupille dilatée et le poil hirsute.

Ok, il n’avait pas méga apprécié le voyage.

Et il nous l’a bien fait comprendre en hurlant tout au long du trajet qui nous ramenait chez nous (deux heures, c’est long). Un peu maigrichon, le Minou, mais il avait toujours ses cordes vocales. Une fois arrivé, il s’installait sur le lit le plus proche en ronronnant comme une mobylette. Et ne s’est arrêté que trois jours plus tard. Il fallait au moins ça, non ?

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Avec le Little Boy, on se demandait bien comment le chat allait s’adapter à son nouvel environnement : nouvelles plantes, nouveaux animaux. Dans le jardin, les oiseaux ne font pas du tout les mêmes sons qu’en Europe (les cacatoès sont même carrément flippants !), et on se posait un peu la question des serpents. Mais ça ne servait strictement à rien de se faire du mouron : très rapidement, Minou galopait dans le jardin la truffe au vent, ravi de ne plus avoir à rendre visite au vétérinaire et de ne plus monter dans cette fichue boîte.

A CE JOUR, IL NE NOUS A PAS RAMENÉ DE SERPENT.

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Premiers pas dans le jardin (en laisse au départ, puis en totale liberté !)

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La reprise des bonnes habitudes : “J’ai faim.”


La question que tout le monde pose :

Et ça vous a coûté combien ?

Cher ?

Au moins 1000 euros, non ?

Ma réponse : si seulement.

Allez, l’amour n’a pas de prix ! (Enfin là tout de même.)

Coût de l’opération : près de 5000$ (Surnom de la bête aujourd’hui : million dollar chat)

La réaction des gens : yeux sortis de leurs orbites.

« Ah bah moi j’l’aurais pas fait. »

Ma réponse sera toujours la même que lorsqu’on m’a dit « ah bah moi j’aurais pas pu déménager si loin / vendre mes livres / faire du tri dans mes vêtements / prendre un aller simple pour Melbourne » : tant que l’on n’est pas dans la situation, on n’en sait rien. Je partais pour du long terme, l’investissement de prendre mon chat avait du sens. Beaucoup, même. Cela faisait partie de notre budget. Il fait partie de la famille, nous ne nous voyions pas le laisser en Europe, même à des amis ou de la famille. Le jour où il a passé la porte de ma maison, je me suis jurée de m’occuper de lui. Pas de l’abandonner à la première difficulté. Sinon, c’était une peluche qu’il fallait prendre, pas un animal.

Retour sur investissement : un soutien moral et affectif sans faille. Je suis vraiment épatée de voir à quel point avoir mon animal de compagnie dans ce grand changement de vie peut faire la différence. Nous ne regrettons pas une seconde d’avoir pris Minou avec nous ! Maintenant que ces moments difficiles sont passés (J’imagine tellement sa tête au moment des deux décollages… c’est déjà impressionnant quand tu comprends ce qu’il se passe, mais quand tu n’as aucune idée ni contrôle de la situation, ça doit être terrifiant !), tout le monde profite de cette nouvelle vie. Après tout, Minou a maintenant un jardin, lui qui vivait en appartement depuis toujours. Pas mal, non ?

A l’heure où je vous parle, il explore un buisson, totalement inconscient d’avoir parcouru 17 000 km.

6 comments

  1. Jade says:

    Bonjour,
    J’étais intéressée par votre article car je vis actuellement aux Etats-Unis et voudrais déménager en France l’année prochaine et y amener mon chat. Je m’intéresse donc à cette même compagnie.
    J’ai quelques questions au niveau du prix – vous parlez d’abord d’un devis à 1500 euros, puis d’un voyage qui a coûté près de 5000 – à quoi est dûe cette différence? Comptez-vous le prix des vaccins, etc, dans ces 5000, ou est-ce que le devis était extrêmement bas par rapport au prix final ?
    Le prix varie-t-il aussi en fonction des aéroports et des périodes de l’année ? Je m’explique : en tant qu’humains, il est moins cher de faire en octobre Washington DC-Paris (je me situe par rapport aux Etats-Unis) qui sont de grandes villes, que de faire en août Greensboro-Lyon (qui m’arrangeraient plus mais sont de petits aéroports.) En l’occurence, vous êtes-vous trouvés face à une situation similaire et avez dû choisir un aéroport plus éloigné (vous parlez de deux heures de route de l’aéroport australien à votre maison, par exemple) ?

    En tout cas, bonne chance avec votre déménagement en Australie! J’ai passé trois mois à Sydney en tant que fille au pair et c’était pour moi un été (/hiver) magique!

    • thelittlegirlinboots@gmail.com says:

      Bonjour Jade et merci pour votre commentaire ! Je vais essayer de répondre à vos questions.

      Concernant le prix, tout d’abord. Le billet d’avion du chat était effectivement de 1500 euros (et il n’y a pas eu de dépassement de la part de Bagages du Monde). Cela comprenait simplement le voyage, avec les deux billets nécessaires pour qu’il arrive jusqu’à Melbourne, et son transfert à Dubaï, où il a été mis en chatterie pendant neuf heures. Les 5000$ du total comprennent eux : les vaccins, les traitements anti-parasitaires, les nombreuses visites chez le vétérinaire, le test sanguin qui vérifie l’immunité contre la rage, la boîte de transport aux normes de la compagnie aérienne, le permis d’importation en Australie et surtout la quarantaine qui est passée de 20$ la nuit l’année précédente à 150$ la nuitée. Le chat devait rester 10 jours, c’est certainement ce qui a coûté le plus avec le billet d’avion!

      Je ne sais pas s’il y a des variations en fonction des périodes de l’année, mais j’éviterais les périodes de grandes influences comme Noël, pour ne pas gonfler la note. De plus, il faut que l’aéroport d’arrivée dispose d’une place d’accueil en quarantaine (à réserver bien à l’avance) et j’imagine qu’aux alentours de Noël cela doit être particulièrement délicat pour trouver cette fameuse place.

      Autre chose, vous parlez de “petits” aéroports (j’entends par là Lyon par rapport à Paris, Washington par rapport à Greensboro, qui sont plus petits et offrent peut-être moins de services aux voyageurs). Il faut bien se renseigner s’ils disposent de cette fameuse quarantaine ! En Australie, il n’y a pas le choix : que vous habitiez Perth, Sydney ou Melbourne, vous devez atterrir à Melbourne (le seul aéroport à disposer de la quarantaine !)… et attendre dix jours que Minou sorte de là pour continuer votre voyage vers votre destination ! Pas évident. Nous étions chanceux, nous habitions la banlieue de Melbourne, il ne nous a donc fallu que revenir à l’aéroport (deux heures de trajet, les distances australiennes !) pour retrouver notre bête velue. Mais si nous avions habité Darwin, il aurait fallu trouver un budget pour deux personnes à l’hôtel pendant dix jours, avant de récupérer notre félin.

      Bref, c’est un sacré parcours du combattant, mais qui vaut vraiment la peine, c’est le bonheur de l’avoir ici avec nous. Même si avec tout ça, on a beaucoup stressé, notamment pour son confort pendant le voyage. Mais au final il a traversé tout ça avec philosophie et se plaît drôlement bien ici.

      Bonne chance avec votre chat et bon voyage depuis la côte est des Etats-Unis ! N’hésitez pas à venir parler de votre expérience ici. 🙂

  2. arnaud says:

    Bonjour,

    Avec ma copine, nous retrouvons exactement dans la même situation que vous : nous déménageons à Melbourne sous peu et souhaitons emmener nos chats. Oui, c’est là que cela se complique: nous, nous en avons deux…

    Nous avons pour le moment tout bien fait: les vaccins sont OK et nous avons les permis d’importation pour les deux matous.

    Là où nous pourrions grandement bénéficier de votre expérience, c’est pour le vol. Vous parlez au début de votre article d’une option économique (500$) qui n’avait finalement pas marché à cause des heures d’ouvertures de la quarantaine.
    Pouvez-vous nous dire comment vous aviez fait ? N’ayant pas encore pris nos billets, nous pourrions nous arranger pour arriver aux bonnes heures.
    Sinon, si vous trouvez qu’il est indispensable de passer par un spécialiste du voyage, n’hésitez pas à nous le dire.

    Merci beaucoup par avance.

    Bonne journée

    • thelittlegirlinboots@gmail.com says:

      Bonjour, Merci pour votre commentaire ! Félicitations pour votre départ, c’est un moment vraiment excitant. (Bon, un peu moins pour les deux chats j’imagine…) Nous avions au départ pris nos billets avec Qatar airways, qui demandait 500 euros pour le chat, qui aurait pris les mêmes avions que nous. En gros, le chat était considéré comme un excédent de bagage. Le hic : leurs avions arrivent à 22 heures à Melbourne et la quarantaine ferme dans l’après-midi. Je ne crois pas qu’ils proposent de vols qui arrivent dans les heures de la quarantaine malheureusement (à vérifier avec eux). C’est pourquoi nous nous sommes tournés vers Bagages du Monde, car il nous fallait alors un billet “indépendant” avec une autre compagnie aérienne, sur des vols que nous ne prenions pas. Ils ont tout organisé pour nous, ce qui était bien appréciable, notamment le vol, avec Emirates. Leurs avions arrivent à la bonne heure. Si je me souviens bien, notre matou était arrivé juste avant 9 heures du matin. Donc ce que vous pourriez éventuellement faire, c’est vérifier les tarifs d’Emirates pour transporter le chat et réserver vos billets humains avec eux si le prix vous convient. La question que je leur poserais, au moment de prendre mes billets (humains et félins), serait de savoir ce qui se passe pendant l’escale à Dubaï : qui prend en charge les chats quand on voyage sans entreprise spécialisée ? Notre chat était resté en chatterie pendant neuf heures, et tout ceci était organisé par Bagages du Monde. C’était plutôt rassurant. Bref, il y a peut-être moyen pour vous de faire quelques substantielles économies en passant par cette “combine” ! J’espère que cela répond à votre question. Si cela fonctionne bien, n’hésitez pas à revenir en parler ici ! Cela intéressera d’autres lecteurs, j’en suis certaine. A bientôt !

  3. Julie Dutertre says:

    Bonjour,
    Merci pour votre article, il est sympa ! Je déménage moi-même de façon permanente en Australie dans 1 mois avec mes 2 grands chiens ! Je précise “grands” car bien sûr, le prix est proportionnel à la taille de la boîte, ah ah ah. Je passe aussi par Bagages du monde. J’angoisse un peu car un de mes chiens est âgé et malade. La réaction des gens ici m’agace autant que vous, après le “je ne pourrais jamais vivre dans un pays où il n’y a pas de saucisson / je ne pourrais jamais vendre mes meubles/trier mes livres/mes vêtements…”, j’ai donc aussi droit à “pourquoi vous ne la faites pas piquer avant de partir ?” Ben oui tiens, quelle bonne idée !! Alors qu’elle est encore vaillante ! C’est vrai ça, finalement, ça me ferait économiser de l’argent et puis, c’est pas le tout, mais j’ai un avion à prendre moi ! Non mais je vous jure, franchement…
    Pour ne rien arranger, comme je vais vivre à Perth, une fois les 10 jours de quarantaine passé, mes deux chiens vont en plus devoir se re-taper 4 heures d’avion dans l’autre sens. ô joie.
    Bref, merci d’avoir partagé votre expérience. C’est un mauvais moment à passer, plus pour les maîtres que pour les animaux je crois… Et bonne vie en Australie !
    Julie

    • thelittlegirlinboots@gmail.com says:

      Bonjour Julie ! Mais quelle horreur, comment peut-on dire une chose pareille !! C’est tout simplement impensable… Bon courage en tout cas pour les vols de vos chiens (les quatre heures supplémentaires jusqu’à Perth, c’est vraiment le coup de massue, les pauvres…). Il faut faire confiance au vétérinaire qui les suit, au fond (même si je comprends tout à fait votre stress à ce sujet !), car s’il / elle les déclare aptes tous les deux, tout devrait bien se passer. 🙂 Les remarques concernant le saucisson et le matérialisme de façon plus générale… que dire ? Il faudrait faire une liste des perles ! Bonne chance en tout cas et merci pour votre témoignage !

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